« Vous êtes un passant »

Hier je suis tombée  « tout à fait par hasard » sur un écrit qui m’a touché et qui m’a beaucoup inspiré pour le reste de la journée.
Dans la petite chapelle d’un tout petit village caché aux pieds du Luberon, Sivergues (qui se trouve comme l’indique la photo « au bout de la route »), j’ai lu ceci:

Si vous lisiez, par exemple, non pour être confirmé en ce que vous pensez, mais pour sortir de votre sommeil.
Lire, c’est partir,  accueillir. Hélas ! Ce que l’on veut souvent sans le dire jamais, c’est s’abriter, prendre, s’enrichir, sans aucun risque. Car n’avoir jamais été bléssé, réveillé, mis en marche, en joie par un livre, c’est n’avoir jamais lu. Quel temps réservez-vous à votre nourriture spirituelle ? Où la prenez-vous ?
Êtes-vous capable de solitude ?
On meurt seul dit Pascal. On vit seul aussi pour l’essentiel.
Réservez-vous quelques heures pour aller marcher sous les arbres ou le long de la mer. Regardez-vous dans votre vérité. 
Vous êtes un passant.
Ce qui est à vous ne vous appartient pas.
Dépositaire provisoire : tout ce que vous êtes.
Quand je dis: vous,  c’est aussi bien : je, moi, n’importe qui.
Qui que vous soyez, vous n’êtes pas important.
Vous donnez trop d’importance à la réussite. Ce que vous nommez échec, n’en ait un que si vous le décidez.
Vous dites que vous êtes irrémediablement blessé par le passé.
Cela dépend de vous à l’instant même.

Et je découvre l’auteur: Jean Sullivan et le titre du livre d’où est extrait ce texte: Bloc-Notes.
Plus tard, à la maison je fais quelques recherches et je découvre que Jean Sulivan est le pseudonyme de Joseph Lemarchand un prêtre catholique né le 30 Octobre 1913, c’est-à-dire il y a 98 ans jour pour jour, décédé en Févier 1980.

J’ai beaucoup aimé lire ce texte, il m’a nourrit spirituellement et a réouvert mon appétit spirituel. Très souvent lorsque la faim spirituelle s’appaise, on oublie  de continuer à se nourrir croyant que cette partie de nous même, notre esprit, ne peut mourir de faim…et pourtant !

Il y a tant de lectures capables de nourrir l’ âme …à la fois baumes et aliments, source d’inspiration pour le coeur, pour l’esprit et qui nous font nous sentir bien mieux. J’apprécie tout particulièrement ces écrits qui semblent apparaître tout à fait par hasard mais qui résonnent profondément en moi !
Merci donc à Jean Sulivan, pour ces belles pensées qui m’ont nourrit et inspiré.

 

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