L’odorat selon la théorie de Luca Turin

On ne connaît pas encore le mode de fonctionnement exact du sens de l’odorat. Certains points n’ont toujours pas été élucidés à ce jour. Il est cependant largement accepté que c’est la forme ou structure des molécules odorantes qui permet leur décodage à travers des récepteurs olfactifs situés dans la cavité nasale. 

Ceci est vrai surtout depuis les années 90, suite aux découvertes et travaux de Linda Buck et Richard Axel. (Prix Nobel de médecine en 2004). En 1991 ils découvrent la famille de gènes des récepteurs olfactifs (347 au total capable de décoder plus de 10 000 odeurs distinctes) et des premiers niveaux de traitement de l’information par le système olfactif. 

Selon ces découvertes l’olfaction est un mécanisme comparable à un système de clés et serrures qui, en s’ajustant, permet la « lecture » et transformation des molécules odorantes en impulsion électrique puis à l’identification postérieure de l’odeur. 

Pourtant l’interaction entre les molécules olfactives et leurs récepteurs est codée de façon floue : un même récepteur va fixer des molécules dont la structure chimique peut être très différente, et une molécule olfactive donnée se fixera sur plusieurs récepteurs différents.
Il est surprenant de noter que la structure de la vanilline et de l’eugénol (odeur de clou de girofle) sont très similaires, pourtant l’impression olfactive qu’ils procurent est tout à fait distincte.

Par ces quelques précisions, on voit bien que les règles d’interaction entre les molécules olfactives et les récepteurs sont loin d’être totalement comprises.

Luca Turin a repris et développé une théorie sur la vibration des différentes molécules odorantes. Il affirme que notre nez fonctionne comme un spectromètre capable d’interpréter la vibration (ou fréquence) d’une molécule odorante. Cela expliquerait pourquoi deux molécules similaires par leur forme n’ont pas la même odeur, ou inversement pourquoi deux molécules distinctes en forme peuvent sentir de façon identique. Selon lui les mécanismes de l’olfaction se basent sur l’interpretation de la vibration d’une molécules, notre « nez » fonctionnerait donc comme un spectromètre biologique.

Cette théorie n’est pas accepté par la communauté scientifique notamment parce qu’il n’a pas été possible de le démontrer scientifiquement. Cette théorie repose sur une hypothèse.

Je vous propose de découvrir cette intéresante théorie expliquée par Luca Turin lui-même.
Il s’agit d’un extrait d’une conférence en anglais sous-titré en plusieurs langues dont le français. Si les sous-titres n’apparaîssent pas automatiquement en français clic ici et choisissez la langue.
Bonne découverte !

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